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 as if the time stopped (bastioia)

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Gioia Quinto

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MessageSujet: as if the time stopped (bastioia)   Mer 23 Mai - 22:47

tu l'as encore fait, gi. t'as encore ton sang qui pulse comme une furie dans tes veines. t'as encore des respirations saccadées comme si tu venais de courir un cent mètres alors que t'as à peine trottiner. t'es sortie. et à chaque fois, t'as cette même impression. l'impression de ... revivre. c'est comme une drogue. depuis la première fois où tu l'as fait, t'en veux toujours plus, toujours plus longtemps. t'es persuadée que ça finira par te tuer. mais rester enfermée dans ta chambre d'hosto, ça aussi, ça te tuera. alors t'es sortie. t'as marché aussi vite que possible pour passer les portes automatiques et t'es allée sur le trottoir d'en face pour te planquer derrière un panneau de pub. tu vis, gi. c'est loin d'être la première fois, mais à chaque fois, c'est la même. t'es heureuse. plus tu le fais et plus t'en es convaincue, t'es pas faite pour être enfermée. t'as besoin du monde extérieur. t'as besoin de la brise un peu trop fraîche de la nuit. t'as besoin des lumières trop criardes qui te pètent un peu les yeux. t'as besoin de cette odeur constante de pollution. t'as besoin de tout ça. t'as besoin de respirer la vie. alors tu marches. sans vraiment savoir, sans vraiment penser. tu te laisses guider. tu redécouvres les bâtiments, les arbres et le ciel bleu nuit. t'aurais aimé voir les étoiles aussi, mais les lampadaires de la rue sont trop éblouissants pour que tu ne puisses voir quoique ça soit. c'est une petite déception sur une grande victoire, gioia, tu t'y feras.

tout comme tu t'y fais à cette vie nocturne. t'es pas prête à le faire tous les soirs, pas encore. mais t'aimes cette idée de liberté, de petit secret, rien qu'à toi. tu renais. tu te laisses porter par tes envies, par tes jambes, complètement libre d'aller où tu le souhaites. t'as tellement plus l'habitude que t'as la sensation d'être complètement stupide. et peut-être bien que tu l'es, gioia. mais ça te fait vraiment du bien d'être aussi stupide.

t'entends des voix. enfin, plutôt des cris. tu cherches la source de tout ce vacarme. tu devrais pas. et pourtant, tu t'en approches. ça non plus, c'est pas la première fois. et ça ne sera pas non plus la dernière ce soir. ton visage s'illumine en sachant très bien dans quoi tu t'enfonces. tu l'as trouvé. pas réellement que tu le recherchais, mais t'aimes tomber sur lui et sur les autres aussi par le plus grand des hasards. ça ne se passe pas toujours aux mêmes endroits. t'as été naïve, la deuxième fois, en te rendant exactement au même spot, comme s'ils allaient risquer de se faire attraper aussi facilement. donc certaines nuits, t'arrives à les trouver, d'autres pas et tu rebrousses chemin vers ce qui est aujourd'hui ta maison.

t'arrives en plein milieu de l'action. faut dire que tu fais assez tâche, gi, entre tous ces gros muscles et ces grosses voix. même les quelques femmes qui se trouvent là pourraient facilement te casser en deux, si elles le voulaient. t'aurais jamais cru que c'était ton genre de truc, les combats de rue. mais tu trouves ça fascinant. tu pourrais rester là, à les regarder toutes la nuit. il paraît que c'est dangereux, mais tu restes assez à l'écart pour ne pas trop te mêler à la foule, tout en restant assez proche pour ne pas perdre une miette du spectacle qui s'offre à toi. ce soir, c'est le même gars que t'as déjà vu quelque fois. tu ne connais même pas son prénom, mais à chaque fois, tu te surprends à espérer que ça soit lui qui gagne, ce soir aussi. tu suis ses mouvements du regard, en alerte. tu t'amuses parfois à suivre les cris des uns et des autres. ici aussi, tu te sens vivante.

et puis, un coup. violent. rapide. un sursaut. là aussi, t'as crié, mais d'horreur, cette fois. tu recouvres ta bouche de tes mains. tu ne l'avais pas vue venir celle là et apparemment le garçon aux yeux bleus non plus. tout le public est aussi surpris que vous deux, tu crois. le silence se fait de mise alors que les uns et les autres récupèrent leur argent. tout le monde s'en fout que ce gars soit en sang. il passe à côté de toi, sans soucier, en te bousculant presque. il est bien amoché. trop amoché. tu braves la foule qui s'en va pour tenter de te rapprocher. de loin, c'était pas joli à voir, mais de près, c'est encore pire. salut, que tu annonces timidement. et sans vraiment savoir pourquoi, tu te mets à éponger le sang, tout naturellement. comme si tu le connaissais ce gars. il t'a pas raté, hein. tu dis ça pour masquer ta gêne. tu te rends enfin compte de ce que tu fais. mais ça serait bizarre d'arrêter d'un coup, alors tu continues, sans jamais le regarder dans les yeux. tu t'en étais mieux sorti la dernière fois, je crois.
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Bastian Shaw
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MessageSujet: Re: as if the time stopped (bastioia)   Jeu 24 Mai - 9:02

Encore un soir dans le brasier face à un mec qui fait deux fois mon poids, c'est dangereux mais en cas de victoire je ramasse assez pour ne plus avoir à verser le sang pendant un mois. David contre Goliath, sauf que là j'ai pas de lance-pierre. Les vautours croisent, leurs cris m'insupportent de plus en plus...

Crochet droit, baisse-toi, genoux dans la hanche, gauche, droite, gauche, gauche...

Comment on en arrive là ? Pas à se battre illégalement, faut pas être un génie pour comprendre, non, comment on en arrive à ne louper aucun combat ? Comment on en arrive à aimer regarder des gars se détruire ? Pourquoi tu paries la moitié de ta paye alors que t'es autant dans la merde que moi ?

Uppercut, coup de coude dans le nez, retour dans la tempe, pied dans la rotule, l'autre qui trouve le foie...

Pourquoi moins je sens les coups plus c'est grave ? Pourquoi la foule s'exclame ? Boum. Trou noir. La tête qui résonne, l'odeur du fer dans la bouche, liquide de mort sur toute la face. Putain. J'ai perdu. Je marche comme un funambule sans fil jusqu'à la sortie, du moins jusqu'à la lumière, le sang rend le monde trouble. Je bouscule le public autour et aucun de ces lâches n'ose se plaindre. Même amoché je reste Bast Le Bâtard, le plus léger des mecs qui se soient battus pour ces vampires mais aussi celui qui a le plus de victoires.

Je pose mon cul sur le goudron, m'allume une clope quand j'entends une voix. Elle contraste avec tout ce qui m'entoure, trop propre, trop douce, irréelle. J'aurais cru à une commotion cérébrale si elle avait pas commencé à éponger mon sang, avec je sais pas quoi d'ailleurs. Puis elle me parle, elle s'arrête pas. J'écoute pas mais ça m'apaise. Moins le sang coule mieux je vois son visage. Petit ange, qu'est-ce que tu fous là ?

- Merci, mais j'ai pas besoin de ta pitié tu sais ? Enfin, c'est bien parce que t'as pitié d'moi que tu fais ça non ? Je suis que le perdant d'un combat d'rue qui s'est explosé comme une merde au sol. Peu importe mon nombre de victoires où qui je suis vraiment, en ce moment j'suis qu'un pauvre type qui perd trop de sang. Mais ça me va, chaque mort est la promesse d'une résurrection. Alors aies pas pitié et attends le prochain combat. Tu pourras dire "J'le connais Bast, il va l'défoncer vôtre gars"...

Je tire une longue taffe et admire son visage. C'est comme si l'archange Gabriel avait des bleus. J'crache la fumée qui embrume ses traits.

- Ouais... Mon nom c'est Bast, le bâtard.


Dernière édition par Bastian Shaw le Jeu 24 Mai - 17:14, édité 1 fois
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Gioia Quinto

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MessageSujet: Re: as if the time stopped (bastioia)   Jeu 24 Mai - 17:08

tu regardes ton petit mouchoir blanc brodé se teinter de rouge. si t’oubliais que c’était du sang, ça en serait presque beau. sauf que ce garçon, il saigne de trop et que ton mouchoir ne suffit plus. tu le jettes à terre, pas la peine d'essayer de le sauver, lui. tu baisses la tête pour chercher autre chose qui pourrait aider. tu t'arrêtes dans ton mouvement alors que t'es giflée par ses paroles. tu t’attendais pas à ce qu’il prenne ça pour de la pitié, gioia. Parce que c’en est pas, loin de la. t'as déjà vu plusieurs de ses combats et toi, tu sais. tu sais très bien qu'il se débrouille. tu sais qu'il a pas besoin de se justifier. tu baisses les yeux parce que la suite de sa phrase te brise un peu le coeur. tu l'as jamais pris pour un pauvre type. t'as toujours pensé qu'il avait un certain courage  pour se lancer comme ça, les poings en avant, à frapper n'importe quel corps qui se présentait devant lui. ou peut-être est-ce de la folie. oui, peut-être. mais t'as toujours trouvé ça admirable, pour une raison qui t'échappe. alors non, c'était pas de la pitié du tout, gioia. tout ce que tu voulais c'était l'aider, le remettre sur pied. juste un peu, juste pour un court instant. peut-être que tu t'y prends mal. peut-être que tes sentiments se sont mal retranscrits à travers tes gestes. peut-être que c'était indécent ce que tu viens de faire, gi. t'en sais trop rien, en fait. t'es juste mal à l'aise parce que tu t'y attendais pas. mais tu l'écoutes encore alors qu'il se déballe devant toi. y a plus que vous dans la ruelle. les autres ont pris l'argent qui leur était dû et se sont enfuis plus vite que le vent.

il s'appelle bast. bast, le bâtard qu'il te dit. tu oses enfin lui jeter un coup d'oeil. mais furtif. quand il se bat, t'as aucun problème à laisser traîner tes yeux plus longtemps que la norme, t'as aucun soucis à suivre chacun de ses mouvements. mais maintenant que tu lui parles, maintenant qu'il est en face de toi et qu'il te regarde, t'oses plus. il t'intimide, bast le bâtard. tu fronces les sourcils. tu comprends pas pourquoi ce surnom. enfin, ça semble évident. mais de là à s'autoproclamer ainsi, tu comprends pas. mais tu dis rien. parce qu'honnêtement, tu sais pas trop quoi répondre à ça. tu rebaisses la tête vers ton petit sac pour y dénicher un paquet de mouchoirs que tu lui tends. tiens. tu fais la moue désolée. j'ai pas beaucoup mieux. enfin, en même temps, j'étais pas vraiment préparée à venir secourir un gars en pleine rue. t'esquisses un sourire. j'espère que ça suffira. tes jambes se mettent légèrement à trembler, fatiguées d'avoir du porter ton corps accroupi. tu finis par poser les fesses au sol. il n'a pas l'air pressé le bast. et toi non plus, tu ne l'es pas. t'as toute la nuit devant toi, gioia. t'as (peut-être) toute la vie devant toi. au fait, moi c'est gioia. mais tu peux m'appeler gi, si tu veux. et pour la première fois de la soirée, tu oses réellement croiser son regard bleu. t'es un peu surprise. tu t'attendais pas à y être noyée aussi rapidement. et pourtant. ton sourire s'élargit. tu ne peux t'empêcher de penser, que même tout cabosser, il est encore beau.
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Bastian Shaw
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MessageSujet: Re: as if the time stopped (bastioia)   Jeu 24 Mai - 17:32

Son mouchoir de princesse dégueulassé par mon sang. La pureté et la crasse, le mélange explosif, la vie quoi. Elle m'en tend d'autres, des mouchoirs, moins doux, moins princesse mais ça ira. Je lève mes yeux sur elle, la fixe en épongeant les fissures de mon visage jusqu'à ce qu'elles s’assèchent.

- Ah bon, t'étais pas préparée ? Pourtant c'est le boulot de princesse de soigner les chevaliers non ?

C'était naze, claqué, éclaté. C'était naze et macho, mais ça peut marcher, j'ai la carrure et le regard pour, entre le séraphin et le chien fou. Puis elle a l'air tellement pure, peut-être même qu'elle croit encore en l'amour. Peut-être même qu'elle voit pas que c'est un regard de chacal posé sur elle, peut-être qu'elle s'en fout. J'crois qu'elle est comme son prénom, pétillant, caressant, brillant. Elle est juste une bulle de champagne qui finira par exploser contre des lèvres qui la méritent pas.

Elle me regarde Gi, et son regard c'pas le mien. Il est beau le sien, il s'émerveille et je crois pas bien comprendre de quoi. C'est pas moi qu'elle regarde, c'est le chevalier qu'elle s'imagine. Mais si elle est seule ce soir je veux bien jouer la comédie, la faire sourire. Jette ma clope sans la lâcher des yeux et recrache la fumée.

- Pourquoi t'es là Gi ? Pourquoi ces boucheries t'attirent ?
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MessageSujet: Re: as if the time stopped (bastioia)   Jeu 24 Mai - 20:57

sa réponse t'arrache un petit rire. tu t'prends pour un chevalier ? tu t'es vu ? tu souris, encore. il a clairement pas la dégaine, avec son crâne ensanglanté, d'un preux chevalier. ou alors il sort tout droit d'un conte de fée où on en oublie les clichés. on oublie les armures, les chevaux blancs et les princesses en détresse. c'est facile de lui parler, à bast, même si ça fait moins de cinq minutes que tu le connais. t'as l'impression de revoir une vieille connaissance avec qui tu peux rigoler librement. ça fait du bien. tu te sens légère. t'oublies presque que tu viens de "t'évader" de ta chambre d'hôpital. quand tu sors le soir, t'es plus la même, gi. t'as pas peur. pas peur de mourir. pas peur de la vie. quand tu sors le soir, gi, t'aimes explorer encore et encore, même si cette ville, tu la connais par coeur. t'aimes retrouver tes endroits préférés. mais pour le moment, ce que t'aimes le plus c'est de te retrouver en plein milieu de ces combats de rue. si seulement tes médecins le savaient, ils auraient tous une putain de crise cardiaque, tu crois. peut-être que tes parents aussi, s'ils en ont encore quelque chose à foutre de leur fille presque mourante.
ouais, gioia, quand tu sors le soir, tu te sens mieux.
tu te sens (re)vivre.

et puis qu'est-ce qui te dis que j'suis une princesse, moi ?! tu feins l'offense. t'as pas l'impression d'être une princesse, toi, gi. t'as rien de gracieux, vraiment. t'es un peu empotée sur les bords, pas mal maladroite. t'es trop bourrue parfois pour avoir l'air distinguée. t'es pas une princesse. t'es surtout pas en détresse. t'es pas là pour attiser la pitié des gens, toi non plus. c'est pour ça que tu diras pas d'où tu viens, tu diras pas ce que tu fais. peut-être que ce soir, avec bast, tu t'inventeras ton propre conte de fées, une histoire à la con, une histoire d'une soirée, juste le temps de rêver.

tu suis la cigarette du regard. des lèvres du brun et puis au sol. qu'est-ce que tu fous là ? cette question, t'en perds ton sourire. tu replies tes jambes sur ta poitrine comme un bouclier pour te protéger de tu ne sais quoi. tu hausses les épaules. tu t'enfuis. tu t'évades. tu reprends ta vie là où elle en était avant la leucémie. y a tellement de réponses que tu pourrais lui donner pour lui dire la vérité, mais t'as pas envie de réel, ce soir. non, tu veux pas y penser. t'en veux pas de ce lit d'hôpital, de cette chambre remplie de fausses plantes et de photos rattachées à des souvenirs déjà enterrés. t'en veux pas de cette vie-là. si j'te le disais, tu me croirais pas. ouais, bast, tu me croirais pas si j'te disais que la meuf devant toi, elle pourrait mourir dans les jours à venir si elle chope la moindre infection sur le chemin du retour. ou si on lui fait pas une greffe de moelle assez rapidement. sauf que pas trop rapidement non plus, sinon ça va pas. bref, j'sais pas si tu me croirais si j'te disais tout ça. alors tu le dis pas et tu souris comme tu le fais si bien. j'trouve ça fascinant. ça change de mon quotidien. et pas qu'un peu. j'me sens vivante, même si j'suis à trois mètres du combat. tu hausses les épaules encore une fois et tu laisses ton regard traîner dans le vide. j'sais pas. tu marques une courte pose, comme pour jauger les mots. t'as envie de bien les choisir, de lui faire comprendre, à bast, pourquoi t'es là. c'est pas comme le ciné, j'suis pas que spectatrice. j'sens l'adrénaline de la foule qui encourage, y a les odeurs de sale, y a le brouhaha constant, y a cette tension dans l'air. et d'une certaine façon, c'est comme si j'participais. à ma manière. j'sais pas. j'aime bien.

tu te rends compte, qu'en vérité, t'y avais pas vraiment réfléchi de pourquoi tu revenais, de pourquoi t'admirais tout ça. jusqu'à maintenant. c'est marrant, bast, il te fait tout déballer presque trop vite, trop naturellement. alors tu reconcentres ton attention sur lui. et toi, pourquoi tu te bats ?
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