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 (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE

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Al Castillo

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› since : 28/05/2018
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MessageSujet: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 0:36



 
[al castillo]
fall in love with your solitude


nom complet : alejandro castillo, véritable ode aux origines chiliennes de ses parents. alejandro, le prénom du grand-père maternel qui a tout sacrifié pour faire entrer les siens au pays de l'oncle sam. un prénom raccourci, transformé en un simple al durant l'enfance, jamais rallongé, seulement par la mère. âge, lieu de naissance : quarante-sept ans, bien sonnés d'ailleurs. la crise de la quarantaine est passée par là, al l'a accueillie à bras ouverts et chaque jour il semble trouver un nouveau cheveu blanc. né à miami, où il a passé une grande partie de sa vie. nationalité, origines : américain aux origines chiliennes, des origines qu'il n'a jamais renié, bien au contraire. emploi, situation financière ($$$$$) : répondre ici. statut civil, orientation sexuelle : divorcé, depuis bientôt trois ans. bisexuel et il ne s'en cache pas. statut familial : des parents aimants, très présents aussi malgré des emplois du temps très chargés. tous deux médecins généralistes, ils ont finalement leur retraite il y a quelques mois, non sans mal, si accrochés qu'ils étaient à leur cabinet, leurs patients et leur métier. une fratrie soudée, dont al est le fier aîné. une charmante ex-femme, diana, avec laquelle il est toujours en contact, malgré un divorce compliqué. trois enfants, trish, la première, le bébé qui n'était pas prévu au programme, la seule qui soit revenue vivre avec lui à son retour, puis eleanor et jake, les jumeaux, partis avec leur mère à l'autre bout du pays. et sans oublier un régiment de neveux, nièces, oncles, tantes, cousins, une grande famille qu'il est plutôt compliqué de rassembler. à miami depuis : toujours. il a quitté la ville peu après son divorce, pour l'afghanistan et plusieurs missions humanitaires en coordination avec l'armée américaine. traits de caractère  : dynamique, il ne tient pas en place, il s'arrête rarement, flirte dangereusement avec l'hyperactivité. avant d'être titulaire, il pouvait enchaîner plusieurs gardes dans la même semaine sans grand problème, du moment qu'on lui garantissait l'accès à la caféine. de manière générale, al supporte difficilement l'inactivité, il faut qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose, perpétuellement, mais surtout qu'il se sente utile. même remplir de la paperasse fait l'affaire, tant qu'il a l'esprit occupé. il n'y a rien de pire pour lui que de se retrouver seul avec ses pensées. il est très renfermé d'ailleurs, il se confie peu, il ne parle pas beaucoup de lui ou de ce qu'il ressent. c'est aussi l'une des (nombreuses) raisons qui ont poussé sa femme à partir – précision utile s'il en est, il a refusé de suivre une thérapie de couple lorsqu'elle a avancé cette hypothétique solution pour sauver leur mariage avant la séparation. al est têtu, buté à l'extrême. l'excès et lui, une grande histoire d'amour. une affaire de famille, diraient certains. il est attentif, même aux minuscules détails. dans une profession comme la sienne, c'est nécessaire. peu lui échappe, sans qu'il ait besoin de se forcer. toutefois s'il remarque quelque chose de personnel, que ce soit chez l'un de ses collaborateurs ou chez un·e inconnu·e, il n'ira pas forcément chercher plus loin. al est quelqu'un d'un peu solitaire, il a parfois du mal avec les autres. il est extrêmement exigeant, il ne s'en cache pas et il peut se montrer un peu trop brusque de temps à autre dans ses requêtes. trop sec, trop honnête parfois, il réfléchit rarement avant d'ouvrir la bouche, ce qui lui vaut une réputation peu glorieuse à l'hôpital. pas qu'il y prête attention, parce qu'il n'est pas là pour taper le bout de gras avec l'infirmière de garde. al est travailleur, il aime son boulot et on lui a appris à vouloir se dépasser. s'il faut rester une, deux heures de plus pour terminer un dossier, remplacer un collègue, il le fera. le fait que plus personne ne l'attende chez lui n'est pas étranger à ce comportement et s'il était un peu plus honnête avec lui-même, il avouerait qu'il n'aime pas ça. s'il n'est pas doué pour les relations sociales au travail, il est "très famille". il a tout un régiment d'oncles et tantes, de cousins et cousines, et on pourrait tout à fait constituer une équipe de quidditch avec sa fratrie – réflexion offerte par son aînée d'un ton blasé qui ressemble à s'y méprendre au sien, le soir de noël, il y a quelques années. il est loyal, autant avec les siens qu'avec ses quelques amis. il a beau se montrer méfiant avec des inconnus, que ce soit à l'hôpital qu'au quotidien, al est quelqu'un sur qui on peut compter. sa femme ne serait sans doute pas d'accord mais il fait son possible pour être à l'écoute et malgré une peur bleue de l'introspection, il parvient à reconnaître ses erreurs de temps à autre. ceci dit, il estime que des excuses se méritent et doivent se justifier – voilà aussi pourquoi diana est partie, parce qu'il n'a pas estimé devoir lui présenter des excuses pour son absence perpétuelle. avatar : pedro pascal. groupe : sleep.



pseudo : valtersen (ou julia, au choix). âge, lieu de résidence : vingt-et-un ans, france. type de personnage : inventé, sorti du placard. petit mot : j'ai pas su me retenir, je crains, bYE. crédit : brad-pitt@tumblr pour les gifs, rupi kaur pour la quote.


Dernière édition par Al Castillo le Mer 30 Mai - 22:16, édité 6 fois
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Al Castillo

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 0:36

[we don't deserve happy endings]
001. (you're a disgrace to the concept of family) Al a eu trois enfants avec son ex-femme et il le sait, il n'a pas été un très bon père. Voir son fils et ses deux filles déménager à l'autre bout du pays lui a fait réaliser qu'il ne voulait pas continuer comme ça indéfiniment, au risque qu'ils finissent par le haïr ou pire, rester totalement indifférents. En Afghanistan, il a fait tout son possible pour rester en contact avec eux, via Skype et des dizaines de lettres. Ça n'a pas été facile, surtout avec Trish, son aînée, qui lui en a voulu d'être parti. Aujourd'hui, les choses se sont apaisées entre eux, elle a même insisté pour venir vivre avec lui lorsqu'il est revenu. Certes, elle a quitté le nid et elle n'habite plus avec son père, il n'est pas tout à fait d'accord avec ses choix de vie mais ils s'entendent beaucoup mieux. Quant aux jumeaux, il a le droit de les voir pendant les vacances scolaires et il s'arrange pour être debout à l'heure du coucher sur la côte Ouest, pour discuter un peu avec eux et leur souhaiter bonne nuit. C'est idiot mais en vérité, il est plus difficile d'être séparé d'eux maintenant qu'il est rentré que durant ces deux dernières années. Trish l'a bien compris et elle fait son possible pour faire le tampon entre ses parents lorsque les tensions resurgissent. 002. (work until you no longer have to introduce yourself) Il a fait ses armes au Holy Cross Hospital, à Fort Lauderdale, où il avait été pressenti pour prendre la tête du service de traumato avant son divorce. Ses supérieurs n'ont pas spécialement apprécié qu'il s'en aille du jour au lendemain, même pour faire de l'humanitaire et ils lui ont bien fait comprendre qu'il lui faudrait chercher un poste ailleurs à son retour. Après plus de deux ans entre camps de réfugiés et zones d'affrontements, à gérer des situations souvent critiques, Al a décidé d'opérer un virage dans sa carrière. C'est un ami qui lui a parlé des urgences du Mercy Hospital, lorsqu'ils ont évoqué son retour au cours de leurs lettres. Oh, c'est bien loin des camps d'Afghanistan mais Al y a retrouvé ce plaisir profond d'aider directement son prochain, d'être utile, de pouvoir agir. Partir et être confronté à une réalité différente de ce qu'il connaissait lui a fait comprendre à quel point il était engoncé dans une existence frustrante, incapable de le satisfaire réellement. Peut-être que c'est égoïste de vouloir travailler aux urgences finalement, qui sait. 003. (you've got a fast car) Il a faible pour les belles automobiles, un peu parce que la mécanique et la chirurgie ne sont pas si éloignées qu'on l'imagine. Peut-être parce qu'il a grandi sous le regard de centaines de modèles réduits dont son père parlait avec passion. Pour son entrée à l'université, ce dernier lui a offert un vieux modèle, une Chevrolet Camaro de 1968. Al la chérit comme la prunelle de ses yeux, ce que ses sœurs ont toujours trouvé ridicule. 004. (sometimes moms and dads fall out of love) Avant Diana, les conquêtes n'ont jamais vraiment défilé. Gamin, Al avait perpétuellement le nez collé dans les bouquins. Il a connu quelques émois, une ou deux histoires qui à l'époque semblaient plus importantes que tout mais c'est avec cette grande blonde un rien hautaine qu'il a appris ce que ça signifiait d'être amoureux. Leur histoire s'est mal finie, certes, mais fût une époque où il délaissait ses livres pour l'entraîner dans des coins peu fréquentées de la bibliothèque universitaire, pour l'embrasser en compagnie de philosophes oubliés. La première grossesse a été une surprise, un joli accident de parcours qui a ralenti les études de sa femme, et ils ont attendu quelques années pour agrandir leur petite famille. Attendu d'être vraiment installés aussi, que leurs carrières soient lancées, puis les jumeaux, la grande maison et la routine. Al s'est doucement laissé absorber par sa carrière, oubliant Diana et la folie des débuts. Le divorce a été très difficile à vivre, tant parce qu'elle était tout ce qu'il connaissait que parce qu'il n'avait pas vraiment conscience d'être si absent. Alors il est parti, pour ne pas avoir à les regarder remplir des cartons. Il a fui, tout simplement. Aujourd'hui il appréhende grandement le célibat, la vraie solitude et puisqu'Al déteste ruminer, il s'est plongé dans le travail pour éviter d'y penser. 005. (a happy family is but an earlier heaven)  Il y a deux choses que les parents d'Al ont tenu à transmettre à ses enfants : l'espagnol d'abord mais surtout la cuisine. Al comme ses sœurs ont donc grandi en les écoutant chanter, chuchoter et pleurer dans leur langue maternelle, et ils ont tous appris à cuisiner sous leurs ordres. Toutefois, inutile de se mentir, Al a rarement le temps de mettre en pratique tout ce qu'il a appris. Il s'efforce de s'accorder une journée pour rester aux fourneaux lorsque ses enfants viennent lui rendre visite mais depuis qu'il est rentré, ce n'est arrivé qu'une fois. Ça ne fait pas partie de son quotidien, à part peut-être lorsqu'il regrette la cuisine de son enfance en déjeunant à l'hôpital. L'espagnol, en revanche, est définitivement ancré en lui. La plupart du temps, il s'applique à le refréner mais la fatigue aidant, sa langue se délie et il lui arrive fréquemment de devoir se reprendre, en fin de garde, parce que l'infirmière ou les internes en face de lui n'ont pas tout compris. Il a tenté de transmettre ça aussi à ses enfants, comme ses parents l'a fait avec lui, et il leur parle toujours beaucoup en espagnol au téléphone. Pas pour exclure leur mère, loin de là, mais il a besoin de partager ça avec eux. Le Chili fait partie de lui, de ses racines et il est important que ses enfants le sachent. 006. (you can't patch a wounded soul with a bandaid)  Il est rentré depuis bientôt sept mois mais il a encore l'impression d'être en Afghanistan parfois. Ça vient par flash, sans prévenir, souvent sans raison. D'après Patsy, sa plus jeune soeur, il devrait consulter, en parler à quelqu'un. Al, lui, n'estime pas que ça soit nécessaire. Il n'est pas soldat, il n'a tué personne. Bien sûr, il a vu des gens tomber, des amis parfois mais c'est arrivé ici aussi. Alors pourquoi devrait-il voir ça différemment ? Mais c'est différent, il le sait, il ne veut simplement pas le considérer. 007. (to have another language is to possess another soul) Il parle couramment anglais et espagnol, et depuis l'Afghanistan, il baragouine un peu de pachto. Son espagnol ressort à la moindre opportunité, chaque moment de fatigue, chaque instant d'irritation. Les insultes lui viennent en espagnol, les exclamations agacées aussi. L'espagnol est la langue du coeur, l'anglais celle de la tête. 008. Par la faute de Trish, il vit aujourd'hui avec un énorme chat. Elle l'a ramenée, un soir, peu après son retour. La bête était à peine plus grosse qu'un melon, chétive et faible. Al n'est pas vétérinaire, ce qu'il n'a cessé de répéter à son aînée tout en s'occupant de la boule de poils affamée. Boule de poils prénommée Abraham qui revendique aujourd'hui la moitié de son appartement et de son lit. 009. the roommates. 010. (trivia)  il a la sale manie de faire trembler l'un de ses genoux lorsqu'il est assis ; depuis son retour à San Francisco, il n'est pas rare qu'il ait de longues conversations avec Abraham, les soirs de fatigue ; il est ambidextre ; il projette de retourner au Chili avant ses cinquante ans ; il a joué au football au lycée ; le patron du chinois du bas de la rue commence à le connaître, à force de le voir ; il a une tâche de naissance qui ressemble vaguement au Texas sur le haut de la fesse droite ; il est toujours très proche de ses parents auxquels il tâche de rendre visite au moins une fois par semaine, même pour quelques minutes ; il a la télévision en horreur ; qu'il veuille l'admettre ou non, il a un foutu esprit de contradiction et tant que ça ne met rien ni personne en danger, il continuera à dire blanc quand on lui dit noir si l'envie l'en prend ; il ne fait plus autant d'exercice qu'à l'adolescence, il se contente de courir, trois fois par semaine, avant sa garde ; il a son téléphone sur lui presque en permanence, au cas où l'un de ses enfants aient besoin de lui, même s'ils sont à l'autre bout du pays.


[a little bit of heaven, a little bit of hell]
Le retour à la vie normale – la vie civile comme disaient ses camarades, là-bas, en Afghanistan – est brutal. Il s'y est préparé pourtant, il a échangé sur le sujet avec des esprits habitués de l'expérience. En montant dans cet avion, sur un tarmac étranger, si loin de chez lui, il savait pertinemment que les choses ne seraient pas simples. But again, when are they, really. C'est la raison pour laquelle il n'a pas jugé utile, bien au contraire, de prévenir toute sa famille. Il n'a laissé qu'un message vague sur le répondeur de sa sœur cadette, uniquement pour la prévenir qu'elle n'aurait plus à nourrir son chat et ses trois malheureuses plantes dorénavant. Alors lorsqu'il arrive à San Fransisco, il n'est pas spécialement surpris de ne croiser aucun visage connu parmi la petite foule qui attend les passagers de son vol. Non, ce qui l'étonne vraiment, c'est d'avoir vérifié. Juste au cas où, des fois que ses frangines aient traîné leurs gamins à l'aéroport au petit matin rien que pour lui, pour l'accueillir. Et parce qu'il a vérifié, parce qu'il a baissé sa garde cinq secondes, la déception, cette vieille garce qu'il connaît si bien, parvient à pointer le bout de son nez. Well, fuck. C'est la faute de la fatigue, du décalage horaire, de ces deux ans passés dans une poussière et une vigilance constantes. C'est la faute de cette ville qui s'éveille sous ses yeux, alors que le taxi roule, un peu trop lentement à son goût. Un soupir lui échappe, face à un énième feu rouge. Il a déjà reculé son départ deux fois, il aurait certainement pu se permettre de le repousser une troisième fois. Because third's a charm or something. Peut-être qu'il aurait fini par se crever à la tâche, s'il était resté. Au lieu de ça, non, il est rentré, pressé par ses supérieurs, par des collègues inquiets. Pas par sa famille, ils ont abandonné le coup, ils ont compris combien il était inutile et ridicule de lui demander de revenir pour eux. Il n'est pas là pour eux d'ailleurs, il n'est plus là pour personne puisque l'amour de sa vie a préféré se casser à l'autre bout du pays en emmenant leurs enfants à l'autre bout du pays. Il faudra qu'il les prévienne, à l'occasion. Pas que ça intéresse vraiment Marlene, elle a tiré un trait sur leur histoire et lui il y a bien longtemps, mais les petits, merde. Le plus triste, dans tout ça, c'est qu'ici ou là-bas, ça ne change rien. Il ne les aurait sûrement pas vu grandir non plus si le mariage avait tenu, parce qu'on ne peut pas avoir une vie de famille avec un métier comme le sien. Et le charme se fane vite, une fois qu'on a compris ce qu'être la femme d'un chirurgien signifie.

L'arrêt du taxi l'arrache à ses pensées. Le conducteur lui grogne quelque chose, probablement exténué mais Al ne répond pas. Il se contente de lâcher quelques billets dans la main tendue, certainement pas assez pour ravir le chauffeur fatigué mais tant pis. Lui aussi a eu une nuit longue et merdique. « Vous appelez ça un pourboire? Enfoiré va » grogne justement l'intéressé tandis qu'Al s'extirpe l'habitacle qui pue l'eau de Cologne bon marché et le grec périmé – peut-être qu'il devrait relever sa plaque et appeler les services d'hygiène, tiens. Mais il n'en fera rien, le majeur qu'il lui adresse est largement suffisant. Il est trop fatigué pour simplement envisager l'effort à fournir pour jouer les connards de service. Un seul objectif : son lit. Le rangement inévitable des valises attendra bien quelques heures, comme ses plantes d'ailleurs, si tant est qu'elles aient survécu aux soins relativement de ses frangines. Toutefois l'univers a décidé de lui compliquer la tâche et son portable vibre dans la poche arrière de son jean au moment exact où il semble avoir trouvé l'équilibre parfait entre sa valise, son sac et ses clés. Il grogne un juron, coince l'anneau des précieuses clés et décroche sans rien faire tomber – un foutu miracle. « 'lo ? » Voix trop rauque du mec qui n'a pas ouvert la bouche depuis un moment – juste pour cracher son adresse à un taxi pas très gracieux, that is. « Papa ? » Damn. Il a l'impression de ne pas avoir entendu si clairement la voix de sa fille aînée depuis une éternité. Et, well, c'est un peu le cas. Deux ans qu'il doit se contenter de son visage pixelisé, parfois figé, sur l'écran d'un ordinateur d'un autre âge, deux ans que sa voix est vomie, souvent entrecoupée de grésillements, par des haut-parleurs qui ont vu des jours meilleurs. C'est étrange de l'entendre si bien, après tant de temps. Un problème se pose ceci dit, pourquoi l'appelle-t-elle ? « Trish, merde, qu'est-ce que tu fais debout, tu as vu l'heure qu'il est ? » grogne-t-il en tentant d'ouvrir cette stupide porte d'entrée. Il n'a pas la force de calculer l'heure qu'il est sur la côte Ouest – il faudra qu'il apprenne à le faire d'instinct, maintenant. « Ce n'est vraiment pas le moment de parler de ça. Crois-moi, tu me remercieras plus tard donc ne m'engueule pas parce que je t'appelle tard. Ou tôt, mais c'est un détail, vraiment. Le plus important là, tout de suite, c'est que tante Gemma a décidé de t'accueillir puisqu'elle sait que tu es rentré. Et quand je dis décidé, je veux dire maintenant, maintenant et je suis à peu près sûre que tout le monde va débarquer quand elle leur aura dit que tu es arrivé et on sait tous les deux que ce n'est pas ce que tu veux parce que tu es probablement crevé et qu'il faut que tu dormes. Pas vrai ? » Et non, elle n'a pas respiré une seule fois. Il sourit en ouvrant la porte et immédiatement, la tendresse est suivie du manque, ce vieil ami. Aigu, violent. Sa poitrine est vide soudain et même s'il passe son temps à tourner en ridicule ce genre d'images – parce que c'est impossible, obviously and thus, utterly dumb – ça n'a jamais été aussi vrai. Sa maison aussi est vide, silencieuse et absolument rien n'a bougé, parce que personne n'a vécu ici en son absence. Personne n'attendait son retour et personne n'est là pour l'accueillir. « Papa ? » répète Trish dans son oreille, depuis l'autre côté du pays. Un soupir lui échappe et il passe une main sur son visage fatigué, tendu par les heures de voyage. Autrefois Diana grondait chaque fois qu'il faisait ça, déballant tout son blabla de dermatologiste si bien qu'il s'étonnait de ne pas recevoir de brochure avec. « Gracias cariño » souffle-t-il et il n'a jamais souhaité si fort qu'elle soit là, elle et Jake et Eleanor. Même Diana, à la réflexion et malgré la violence de leur rupture. Les voir tous ici, dans cette maison qui les a vu grandir, qui les a vu s'aimer. Qui les a vu se déchirer. « Je t'aime, tu le sais ça ? » Il l'entend rire doucement et il devine qu'elle est probablement un peu gênée par une telle déclaration de la part de son vieux paternel. Un peu surprise aussi, certainement. « Je sais. Je t'aime aussi » confie-t-elle à voix basse. Son sourire s'élargit et il ferme les yeux pour savourer l'instant, appuyé là contre le chambranle d'une porte qu'il n'a pas franchi depuis une éternité. « Je vais retourner me coucher. Tâche d'empêcher le débarquement, ok ? » Tel qu'il la connaît, elle aura probablement envoyé un sms à chacune de ses tantes pour les empêcher de rappliquer sur le champ. Fût un temps où elle employait toute cette énergie à lui faire payer ses années d'absence. Le divorce lui aura au moins permis de réaliser qu'il fonçait droit dans le mur avec ses enfants. C'est déjà ça.

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Les longues heures de sommeil dont il a tant envie semblent bien loin à présent que l'appartement résonne des rires de ses sœurs et de leurs enfants. Le plus jeune est calé entre ses bras et Al est prêt à parier qu'il n'est pas normal de mâchonner un pull avec autant de vigueur à son âge – surtout lorsqu'il s'agit de son pull – mais ce n'est pas grave. C'est la famille, sa famille et il ne l'a pas vue ainsi réunie depuis plus de deux ans. Il a reçu les lettres de ses sœurs, les dessins de leurs petits, il a vécu avec leurs mots dans la tête, prêts à lui réchauffer le cœur les rudes soirs de solitude. « Et c'est généralement à ce moment que les racistes t'expliquent qu'ils ne le sont pas parce qu'ils ont un ami noir, conclut Patsy, lancée dans l'une de ses nombreuses anecdotes aussi divertissantes que déclencheuses de longues réflexions, avant de s'asseoir à ses côtés, sur l'accoudoir de son fauteuil. Regarde-toi, tu es si adorable avec un bébé dans les bras » murmure-t-elle, attendrie. « Oliver n'est plus un bébé, Pat, il a quatre ans et je crois bien qu'il te l'a déjà dit. Plusieurs fois » réplique-t-il en baissant les yeux sur le petit. Elle caresse le front de son fils qui somnole, bienheureux insensible au brouhaha qui l'entoure, puis sa main monte jusqu'au visage d'Al, s'attarde sur le pli amer de sa bouche, le froncement vaguement inquiet de son front. « Tu m'inquiètes, tu sais. Tu es sûr que tu veux rester ici ? Avec vos souvenirs et tout le reste ? » demande-t-elle, clairement soucieuse. Il s'est longuement posé la question et, pour être honnête, il a longtemps pensé à déménager. Prendre un nouveau départ, faire table rase du passé and all that shit. Mais il l'aime, cette maison, sous tous ses angles, avec toutes ses bosses et ses traces. Il aime les traits habilement tracés par Diana pour mesurer leurs enfants, il aime l'ombre de la tâche de vin qui subsiste sur le coin du tapis au salon et la marche branlante de l'escalier qu'il n'a jamais pu trouver le temps de réparer. Il aime cette maison et il ne s'en ira pas. « Tu vas finir par te sentir seul » assure Patsy lorsqu'il hoche la tête. Un éclat de rire lui échappe. Peut-être bien, oui, mais ce n'est pas comme s'il comptait passer ses journées chez lui de toute manière. « Je trouverai des colocataires si c'est le cas. De toute façon, je reprends le boulot la semaine prochaine et il faut encore que je vide mes valises et les cartons, et un peu de repos ne me ferait pas de mal. Je ne vais pas voir le temps de me sentir seul tu sais » plaisante-t-il mais sa sœur reste impassible. Sa bouche ne tremble même pas, ses yeux se sont assombris. « Tu penses vraiment que tu vas pouvoir reprendre un job normal aux urgences d'un simple hôpital ? Après tout ce que tu as vu ? Et fait ? » Elle murmure à présent chaque mot dans son oreille, articulant très clairement. Trop clairement pour faire juste la conversation. Elle s'inquiète, il le sait. Foutus psys. « Tu n'es pas soldat mais ce que tu as vu- » Il l'interrompt d'une main, secouant légèrement le petit au passage. Le gamin ne se réveille pas, Dieu merci. Al n'est pas prêt à avoir cette conversation, encore moins devant un enfant. « Je vais bien Pat, ce ne sont que des cauchemars. Et il n'y a rien de simple dans un hôpital, tu le saurais si tu n'étais pas aussi snob, avec ton centre privé » Cette fois, la blague ne tombe pas à l'eau, pas vraiment. Patsy ne rit pas vraiment, elle ne sourit pas vraiment non plus mais elle se force. Al serre la main qu'elle a lié à la sienne. Il sait qu'elles sont toutes inquiètes, c'est pour ça qu'elles ont toutes débarqué si tôt ce matin, alors qu'il n'avait même pas défait ses affaires. Elles craignent le traumatisme, la dépression. Elles le connaissent bien, elles savent qu'il se laissera glisser sans en parler à qui que ce soit parce que c'est comme ça qu'il fonctionne. Always has, always will.

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Il n'a jamais aimé dormir dans les salles de repos. Les lits sont petits, inconfortables, n'importe qui peut aller et venir, et il a souvent eu la malchance de partager ses siestes avec des ronfleurs. En Afghanistan, il a appris à faire sans mais à sa grande surprise, son endurance a fondu comme neige au soleil une fois le rythme repris ici, en Californie. On l'a envoyé dormir une heure ou deux, puisque sa présence n'était plus indispensable. L'oreiller dont il a hérité sent le shampoing et le désinfectant, et les lattes du lit pourraient tout aussi bien être pressées contre son flanc qu'il ne les sentirait pas mieux. Non, vraiment, les salles de repos, très peu pour lui. Alors même si c'est horrible et il ne l'admettra à personne de toute façon, il est presque heureux d'être rappelé pour accueillir les victimes d'un accident de voiture, non loin de là. « Dépêchez-vous » gronde-t-il à l'intention d'une infirmière qui traîne la patte.  Et tant pis si elle lui lance un regard noir, il n'est pas là pour se faire apprécier. Le type allongé sur le brancard n'en a rien à foutre que ses collègues l'aiment bien ou non, il n'attend qu'une chose : qu'on lui sauve la vie. C'est précisément ce qu'Al est venu faire ici. Et si certaines images d'Afghanistan lui reviennent en mémoire devant la profondeur des blessures, personne n'a besoin de le savoir.

Les internes écoutent, plus attentifs qu'à l'ordinaire et si la situation ne prêtait pas tant au sérieux, Al s'en féliciterait. Ils semblent avoir compris, finalement, et lorsque l'un d'entre eux vient le trouver, quelques heures plus tard, il est à deux doigts de lui faire un compliment mais le jeune médecin ne lui en laisse pas le temps. « Docteur Castillo, il y a, enfin, on a, je veux dire- » Irrité, Al l'arrête d'une main, les sourcils froncés. « Crache le morceau Collins » lui intime-t-il, d'un ton las. Il a besoin d'un café et potentiellement d'une sieste, et il ne va certainement pas laisser ce petit merdeux le retenir plus longtemps s'il n'a rien d'intéressant à dire. « Un inspecteur vous attend dans le hall » lâche-t-il à une vitesse impressionnante. Un inspecteur. Un inspecteur ? Sans comprendre, Al acquiesçe et rejoint le hall d'entrée à grandes enjambées. L'arrivée de la police n'est jamais une bonne nouvelle, il l'a appris à ses dépens dans sa jeunesse, mais cette fois, ce pourrait bien être l'exception qui confirme la règle.

Il la reconnaît, même de dos, même avant d'arriver à sa hauteur. Comment pourrait-il en être autrement, il l'a vue naître, vue grandir. La petite brune accoudée au comptoir de la réception se retourne finalement, dévoilant un large sourire et une paire d'yeux qu'il ne connaît que trop bien. Il les croise régulièrement dans le miroir mais voilà longtemps qu'il ne les avait pas vu sur quelqu'un d'autre. « Vous êtes bien loin de votre juridiction, inspecteur Castillo » souffle-t-il en l'enlaçant. Trish ricane dans son étreinte puis relève la tête vers lui. « Pas vraiment, en fait » glisse-t-elle, fronçant le nez. Oho, il connaît cette expression. C'est la mine de la confession, le vague air de culpabilité qui présage une confession post-bêtise. Il l'a vue afficher cet air plus d'une fois lorsqu'elle était enfant. « Je ne voulais pas t'en parler tant que ce n'était pas fait mais, mh, j'ai demandé mon transfert dans la police de Miami et ok, il me reste encore quelques papiers à signer, une ou deux journées de formation à suivre mais... surprise ? » lance-t-elle finalement en se tordant les mains. Stupéfait, Al ne sait d'abord pas quoi répondre. Elle semblait très heureuse à San Francisco jusque-là. Pourquoi revenir ? Et comme si elle a lu dans ses pensées, Trish reprend : « tu me manquais et Miami aussi et j'ai pensé que ce serait une bonne idée ? » Elle n'a pas l'air très sûre d'elle et Al reste muet, toujours incapable de dire quoi que ce soit. Cette incertitude qu'il lit dans les yeux de sa fille lui rappelle le ton prudent, les questions timides qu'elle lui posait au moment du divorce, comme effrayée par ses réactions et le fossé qui s'était alors ouvert entre eux. Il s'est promis de ne plus jamais la laisser manquer ainsi de confiance en elle, en eux. « C'est une très bonne idée cariño, estoy tan feliz de verte » chuchote-t-il, la reprenant dans ses bras. C'est inespéré, vraiment, de revoir l'un de ses enfants ici, à Miami. Tellement inespéré qu'il n'a pas osé l'imaginer jusqu'à présent mais Trish est là, elle est bien là.

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Le ballets des cartons a un petit rien de déjà-vu. Il n'est pas resté assez longtemps pour voir Diana et les enfants emmener les leurs mais il se souvient assez bien des semaines qui ont précédé son départ, faites de rangement et de tri. Voir Trish se lancer à nouveau dans l'emballage de ses affaires le déstabilise légèrement et il ne peut s'empêcher de lui tourner autour, en silence, sans oser s'investir dans son déménagement. Elle ne dit rien d'abord, semblant trop occupée à emballer, scotcher, déplacer. « Ça te dérangerait de me filer un coup de main ? » finit-elle par dire, clairement irritée. Al hausse les épaules sans répondre. Il n'en a pas besoin, la tension qui serre ses épaules, crispe sa mâchoire est une réponse assez éloquente. Oui, oui, ça me dérangerait. Il sait que c'est normal, naturel même, qu'elle veuille quitter la maison familiale. Elle l'a déjà fait, il a déjà vécu cette situation. Ça ne devrait pas être si difficile et pourtant, le voilà, planté au milieu du passage, les bras croisés, l'air renfrogné. « Oh papa, allez, ne fais pas cette tête » reprend-t-elle en s'arrêtant à sa hauteur. Elle effleura son épaule, un carton se balançant dangereusement entre son propre bras et sa hanche. Elle n'a plus rien de la gamine blessée par le divorce, un peu paumée dans cette nouvelle situation. Trish est une jeune femme, son avenir s'étale devant elle et lui est devenu un vieux con. Il soupire, attrape un carton à son tour. « Très bien, oui, ok, allons-y, avant que je change d'avis » ronchonne-t-il, lui emboîtant le pas. Passer le seuil de la porte d'entrée n'a rien de difficile, présenté ainsi, mais il a l'impression de franchir une nouvelle étape de sa vie ce faisant, une étape qu'il n'est pas certain de vouloir vivre.


Dernière édition par Al Castillo le Dim 3 Juin - 16:40, édité 13 fois
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Cosima Gatling

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 4:31

alors là, ça promet comme personnage. le speudo et tes mots ça envoie du lourd, bienvenue!
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Leslie Harper
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 8:11

Julia cheers Bienvenue parmi nous avec le beau pedro et ce début de fiche, il promet Je te réserve pedro pour quatre jours, si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas I love you

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 10:48

Bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 12:09

Bienvenue sur WLWD I love you

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 15:13

bienvenue. I love you tu sembles avoir de l'inspiration.
courage pour le reste.
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Amy Hasting
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 20:17

Bienvenue parmi nous, bon courage pour l'écriture de ta fiche
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Al Castillo

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 21:48

merci merci merci I love you
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Lun 28 Mai - 22:06

Bienvenue
Hâte d'en lire plus
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Mar 29 Mai - 10:10

bienvenuuuue (a) j'adooore le début de ta fiche et ce choix est ouf !
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Al Castillo

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Jeu 31 Mai - 13:17

merci à vous deux I love you
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Amy Hasting
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Sam 9 Juin - 11:11

@Al Castillo Bonjour, la réservation d'avatar est arrivée à sa fin. Ta fiche est donc déplacée dans les présentations en danger. Tu as jusqu'au 09/06 minuit pour terminer ta présentation ou demander un délai. Dans le cas contraire, ton compte sera supprimé. Merci de ta compréhension Very Happy
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Al Castillo

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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Dim 10 Juin - 0:53

bonsoir I love you
je sais que j'ai dépassé le délai et j'en suis réellement navrée, toutes mes excuses I love you je suis actuellement en vacances avec une connexion hasardeuse et j'ai effectivement zappé de demander une rallonge de temps, est-ce encore possible ?
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Amy Hasting
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   Dim 10 Juin - 10:18

D'accord pas de problème Very Happy
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MessageSujet: Re: (he has flown too close to the sun)- DELAI ACCORDE   

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