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 I am not bitter, I am not hateful, and I am not unforgiving. I just don't like you.

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Darling Sinclair

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MessageSujet: I am not bitter, I am not hateful, and I am not unforgiving. I just don't like you.    Lun 21 Mai - 19:54

Cole
&
Darling

Le casier grince fiévreusement.

Le cadenas cliquète.

Le cuir du perfecto couine un peu quand elle le passe.

La nuit dégouline sur son visage, tire ses traits de fatigue.

Les épaules basses, les sourcils froncés, les cernes creusés. Darling n’était pas particulièrement réputée pour son aura enjouée, Dieu l’en garde, mais il y avait quelque chose dans son aspect d’encore plus terrifiant qu’à l’accoutumée.

Quelques pas se succèdent sur le faux parquet. Le talon de ses escarpins claque un rythme nerveux contre le silence du vestiaire.

Oh, elle pourrait se changer dans son bureau.

Elle n’y arrive pas. Pas déjà.
Elle s’est trouvé des excuses, bien sûr. L’impersonnalité du nouveau local. L’odeur de peinture qui semble encore trop fraîche. Les tableaux trop plastiques, mal-placés. Les meubles trop vernis, trop massifs.

La vérité, c’est qu’après dix ans passé à s’habiller et se déshabiller au même endroit, à démarrer et finir ses journées à la même place, elle n’arrivait pas à envisager de le faire ailleurs.

Inspiration.

Des souvenirs couleur adrénaline flottent sur son passage, parmi les odeurs de sueur et de café froid. L’écho de rires crissent contre ses tympans.

Expiration.

Un coup de pied sur la pédale ouvre ce qui ressemble à une poubelle, juste à côté de la porte de sortie.
L’uniforme s’écrase au fond du sac plastique.

Soupir.

Et une de plus.

Une journée perdue, une anonyme retrouvée.
Pas d’explications, pas de conséquences.
C’est comme ça.
Ca a toujours été comme ça.
Bordel.

Devant la corbeille de la laverie, elle reste pensive.
Ses ongles à la manucure ratée tapotent le couvercle, effleurent l’insigne du MIAMI PD presque effacée.

On présentait ces paniers le premier jour, à tous les rookies. Ce n’était qu’un détail du tour, une information technique, administrative. Une phrase à peine leur était consacrée. Un geste parfois Pourtant elles s’intégraient presque immédiatement à la routine de tous les agents, comme elles l’ont fait pour leurs prédécesseurs. Toujours là, fidèles au poste, pratiques, indispensables.
On leur faisait comprendre bien vite que ça devait devenir une espèce de trou noir. Qu’on balançait ses fringues, son service, son job dedans et que quand le clapet se refermait, c’était fini. On pouvait retrouver sa vie. Arrêter d’être invulnérable. Redevenir soi, pendant quelques heures.
Ouais. C’était la théorie.
Ouais. Ca marchait. Les premières années.
Mais quand on fait un truc qui mélange sa vie à la mort des autres, au bout d’un moment, évidemment que ça foire. Qu’on peut plus faire semblant. Qu’il y a plus de barrière.
Que ça bug, que ça craque, que ça casse.
On a beau faire. L’uniforme, il reste là. Incrusté bien au fond du derme, tatoué en gras sur votre existence.
Elle hoche la tête, pas vraiment triste.
Fatiguée plutôt, ouais. Très fatiguée.

Au loin, une sirène ronronne.
Les fenêtres hautes bleuissent et rougeoient successivement.
Les ombres des rangées de casiers ondulent sur son jeans délavé.
Qu’est-ce qu’elle doit avoir l’air con à rester plantée là, en silence.
Des plis serpentent sur ses fards à paupières.
Un bâillement crispe sa mâchoire, l’arrache à ses pensées.
Allez. On bouge Sinclair.

Un geste sec met un terme au grésillement des néons de la pièce.
La porte se referme derrière elle.

Dans le couloir silencieux, elle ignore les vibrations incessantes du téléphone coincé dans sa poche arrière. Probablement son propriétaire, pour lui réclamer le dernier délai de loyer.
Ca ne ferait que la quatrième fois cette semaine.

Une main lasse passe dans ses cheveux courts.
Il lui faut définitivement un bon verre de vin.
Et une clope. Seigneur. Une putain de clope.

Les bureaux défilent, les placards s’enchaînent.
Tableau d’affichage surchargé, fausses plantes délabrées.
Moquette éraflée.
L’ascenseur, enfin.
Machinalement, elle l’appelle.
La lueur bleutée de l’indicateur est presque violente dans la pénombre.

Bien droite devant les portes scellées, elle fait rouler ses épaules, quelques vertèbres craquent, pour la forme.

Au bout de son bras, l’épais dossier qu’elle y a fourré dans son sac à main pèse déjà bien trop lourd.
Le Département avait un procès au cul. Encore.
Elle était censée organiser une réunion avec procureurs et avocats, pour trouver un accord. Encore.
Il faudrait sans doute qu’elle prépare avec les affaires internes un atelier obligatoire pour expliquer à ces abrutis que non, tirer à vue sur des citoyens noirs n’étaient pas devenus acceptables depuis l’élection de ce cher Trump. Encore.

Un grognement s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’elle pénètre dans la cage chromée dont une note synthétique a marqué l’ouverture.

Elle ne se regarde même pas dans le miroir qui sert de paroi à l’espace. Elle n’a pas envie de se déprimer.

Son index comprime le bouton du rez-de-chaussée. Son pied tape déjà contre le sol.

Elle ferme les yeux. Se concentre sur sa respiration.
Ses lèvres picotent de nicotine. Ses doigts dansent la chorégraphie bien connue de l’addiction autour de ses clefs.
Bientôt dehors. Bientôt libre. Bientôt le goût tiède du tabac sur sa langue.
Un frisson d’anticipation électrise les muscles de sa nuque.
Encore quelques secondes et…

Un bruit métallique. Les portes réouvertes.

- Oh.


Ca devrait lui servir de « bonsoir ».

Devant elle, il est là.

Sa moue placide s’infuse d’un regard répugné.
Elle lève un coup de menton dans sa direction.

- You’re taking the next one, Sarah Palin.

Son timbre est encore plus bas que d’habitude, alors que son poing s’écrase sur le bouton de fermeture forcée.
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Cole Jacobs

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MessageSujet: Re: I am not bitter, I am not hateful, and I am not unforgiving. I just don't like you.    Lun 21 Mai - 23:12

[i am not bitter, i am not hateful, and i am not unforgiving.
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ronchon. grincheux. bourru. grognard. hargneux. renfrogné. bougon. chagrin. morose. aigre. coléreux. autant de mots pour décrire l'humeur d'un cole épuisé par sa journée et à l'humeur terrible. un cole impatient de rentrer chez lui et de retrouver le silence de sa demeure et la douleur de son alcool. une attente déjà beaucoup trop longue pour un brun excédé par le monde alentour. trop de bruit dans le bureau. pas assez de café dans la cuisine. trop de papiers sur son bureau. pas assez d'indices dans ses affaires. une série d'échecs sur échecs faisant de sa vie une vaste blague dont il est infoutu de voir le bout. il en deviendrait méchant, le gendre idéal, à force de voir le destin lui en foutre plein la gueule. un retour de bâton pour ne pas avoir su protéger imogen, peut-être ? qu'est-ce qu'il en sait, cole. les mecs qui ont fait ça n'ont plus donné signe de vie depuis. cole patauge dans une histoire plus grande que lui, il en est persuadé. comment cortes et ses hommes auraient-ils pu savoir qu'une descente serait faite sinon que par une information donnée à la mauvaise personne ? cole, il en vient à douter. à se demander si le monde n'est pas encore plus pourri et véreux qu'il le pense. quelque chose de pas normal se passe, il en est persuadé. du moins, il espère que cette histoire lui permettra de dormir le soir sans que l'image d'une imogen ensanglantée ne vienne le hanter encore et encore. imogen. il sert les dents. s'il se met à y penser, il sait qu'il redescendra dans ce cercle infernal où il se perd toujours. penser à autre chose, penser à autre chose. il regarde l'heure, comme pour s'occuper. le reflet de l'aiguille le surprend. il ne pensait pas le temps passé si vite. comme quoi, déprimer l'occupe tout compte fait. c'est sans plus d'effort qu'il récupère sa veste et se tire, arrêtant l'ascenseur avant qu'il ne soit trop tard... pour tomber nez à nez avec une sinclair au regard assassin. "you wish." qu'il lui lance, s'engouffrant dans la cabine froide. ça le tuerait de faire un effort pour elle. elle peut aller se faire voir. c'est sans plus un mot pour elle qu'il appuie sur les boutons, d'un coup sourd, comme pour faire comprendre son empressement à se retrouver hors de ce piège. pas de chance pour lui, l'ascenseur s'arrête d'un bon et le noir se fait quelques secondes avant que la lumière de secours ne s'allume. "oh shit..." c'est une blague, n'est ce pas ? cole pourrait en rire s'il n'était pas si fatigué.
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MessageSujet: Re: I am not bitter, I am not hateful, and I am not unforgiving. I just don't like you.    Mar 22 Mai - 21:01

@Cole Jacobs
&
Darling Sinclair

A cet instant précis.
A cette seconde suspendue.
Elle savait.
Précisément.
Exactement.
Violemment.

Elle savait ce que Solange avait ressenti face à Jay-Z dans ce foutu ascenseur.

Les portes se referment, ponctuée par la tonalité qu’elle ne connaît à présent que bien trop.
Evidemment qu’il allait foncer. Interposer ses pattes entre les portes. Imposer sa présence là où elle est tout sauf désirée. C’était un peu sa spécialité, à force. Inspecteur Douchebag.
Elle s’écarte d’un pas, se colle à la paroi d’acier. Tente de grappiller le maximum de distance que l’endroit exigu leur permet. Il pouvait s’estimer profondément heureux, béni même, que son sac ne se retrouve pas encore encastré dans un coin de sa mâchoire hypertrophiée.

Cole.

Ew.

Ses globes oculaires roulent jusqu’aux cieux.
C’était incontrôlé. Viscéral. A sa simple évocation.
Comme un réflexe archaïque, une répulsion naturelle à l’aura d’agacement dont il ne s’était séparé depuis leurs premiers jours au poste. A l’attitude que les années et les conflits n’avaient pas réussi à estomper.
Son torse toujours en avant, un peu bombé. Son menton toujours un peu trop haut.
C’était dans sa façon de parler.
Dans sa façon de se tenir.
Dans sa façon de respirer.

Ew, vraiment, il n’y avait rien d’autre à dire. Ew.

Dans l’espace clos, l’odeur de son after-shave sature bientôt l’oxygène. Ca lui file la nausée.
Dans la glace, son profil se découpe.
Les tendons de sa nuque. Sa pomme d’adam proéminente. Les poils épars de sa barbe mal taillée.
Son arcade sourcilière épaisse. Le col un peu froissé de sa chemise.
Les rides que son perpétuel sourire satisfait avait creusées aux commissures de sa bouche.
Il ne souriait pourtant pas, aujourd’hui.
Sa coiffure approximative. Son teint grisâtre. Ses cernes proches de toucher son menton.
Il avait l’air de traverser une sale période.
Bien.

Darling secoue la tête, se détourne du reflet.
Elle extirpe le téléphone de son jeans, espère distraire ses pensées pour les quelques secondes de voyage qu’il restait à endurer. A peine a-t-elle le temps d’ouvrir un message de sa sœur qu’elle assiste aux premières loges au décès de la batterie de l’appareil.  

Grognement face à l’écran noir.
Elle bombe la lèvre inférieure, fronce les sourcils, agite les épaules.
Bon. Pas très grave. Elle n’a qu’à…
BANG.

Son cœur manque un battement.

Sac et téléphone font vibrer le sol en s’y écrasant.
Les corps se figent dans le noir instantané.
Elle réalise que sa main est plaquée contre sa hanche, où devrait se trouver son flingue de service.
Les tympans se tendent à l’extrême, écoute les roulements mécaniques au-dessus de leur tête.
Et puis le silence.
Epais. Etouffant.

Elle reprend sa respiration où elle l’a interrompue.

Le signal de panne jette des étincelles vacillantes au fond de ses rétines.
Oh shit.

- Oh shit.


Elle se croyait fatiguée, en quittant le vestiaire. Epuisée même.
Elle se croyait à bout.
Elle se croyait au fond du fond.
Grossière erreur.
Coincée derrière le dos de Cole Jacobs, dans un espace de moins de trois mètres carrés, voilà à quoi ressemble vraiment l’enfer.

Quelque chose d’affreusement similaire à de l’angoisse a planté ses griffes dans sa trachée.
Elle aurait encore préféré une chute libre à cette apesanteur déplaisante.

Darling ferme les yeux.
S’écoute respirer. Quelques secondes.
Juste quelques secondes.
Pour essayer de relativiser. De pas écouter l’énervement qui bourdonne dans ses veines.
D’oublier la migraine qui cogne déjà contre son lobe frontal.
Ses narines se retroussent.
Son foutu parfum bon marché, là.
Ses poings se serrent. Ses nerfs se tendent.
Cette putain de cigarette se fait décidément beaucoup trop désirer.

Les paupières se relèvent sur des prunelles durcies.

Pourquoi reste-t-il planté comme-ça, lui aussi ?
D’un coup d’épaule bien placé, elle pousse la grande carcasse. Sous leurs pieds, la cage tangue un peu.

- What the fuck did you do Trumpy ?

Son index pianote frénétiquement sur le panneau de contrôle éteint, qui l’eut cru, sans grand succès.
Sa paume finit par presser l’interphone du service de maintenance.
Une sonnerie retentit. Deux, quatre, six fois peut-être.
Elle n’est même pas anxieuse d’une réponse. Elle sait que c’est peine perdue.
Son marmonnement grésille au fond de sa gorge.

- There’re only fools like us to work that damn late…

Elle ne sait pas vers quel saint tourner les prières qui écument sous sa langue.
Du bout des cils, elle envoie un regard acéré à son co-prisonnier.
Jude, probablement.

- My phone is dead. Call someone.

Les causes perdues.
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MessageSujet: Re: I am not bitter, I am not hateful, and I am not unforgiving. I just don't like you.    Jeu 24 Mai - 0:22

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ça l'étonne presque de voir darling sinclair là, dans l'ascenseur. il faut bien le dire mais, l'espace de quelques semaines, cole avait complètement oublié son existence. l'avantage, c'est qu'elle n'est pas de ces personnes qu'il se doit de saluer dans les couloirs pour s'assurer de conserver la sympathie d'un peu tout le monde. entre lui et darling, la mésentente serait presque cordiale tant l'ignorance est de mise. un silence de plomb qui dit bien plus que les mots qu'ils pourraient échanger. parce qu'ils n'ont jamais été foutu d'être curieux l'un de l'autre. parce qu'ils n'ont jamais cherché à s'entendre, comme les membres de deux clans ennemis depuis si longtemps qu'ils en oublient l'origine de la querelle. elle est capulet, il est montaigu. mais le bal n'aura pas lieu et le destin ne se jouera pas d'eux. rien d'autre qu'une haine viscérale de l'autre parce qu'il est l'autre. deux êtres trop différents, qui n'émettent pas sur la même fréquence. gesticulants sans que l'autre ne le voit. les deux opposés d'une même pièce, d'une société qui refuse de voir qu'elle est composée d'un même élément. il préfère penser à autre chose. à la nuit solitaire qu'il va passer. à ce weekend qui arrive et qui le forcera à rester là, chez lui, à attendre que le temps passe. il déteste les weekends. il déteste être chez lui. il déteste ne pas être derrière son bureau, à enquêter, à savoir. obsédé par ces enquêtes qui n'en finissent plus. cole, il fini par la sentir, cette désillusion qui menace. il sait qu'il décrochera bientôt. qu'il abandonnera. superbe spectacle pour tout ceux qui n'auront jamais cru en lui. lui le premier. il rumine cet échec qui arrive au galop lorsque le noir se fait et que l'ascenseur s'arrête, laissant basculer l'espace d'un instant son coeur dans une légère panique. mais non, rien, la cage ne bouge plus. pas d'interminable chute, pas de mort imminente. son heure n'est pas venue. celle de darling non plus, semble-t-il. dommage. elle se tient derrière lui, le regard vers son téléphone à terre, l'aire ahuri. qu'elle peut l'agacer, la brune, avec cette supériorité qu'elle transpire jusqu'à dans les mouvements de son corps. dans sa façon de s'écarter de lui, de le regarder de haut en bas. il n'est pas stupide, le blanc. il sait. et ça le rend furieux. "i didn't do anything Rosa Parks, stop blaming us for all the evil in the world". nous. les blancs. parce qu'il faut toujours que ce soit une affaire de peau entre eux. parce qu'il a grandi sans voir son privilège et qu'elle a décidé de ne pas se laisser faire. parce qu'il refuse de comprendre que l'invisible peut exister, et qu'elle est bien décidée à lui foutre le nez dans sa merde. il lui lance un regard méchant, remarquant qu'elle est venue mettre ses mains au niveau de sa taille comme pour sortir une arme. c'est dire si elle a confiance. ce qui l'agace encore plus, lui qui se détourne d'elle, ravalant sa salive -et un peu de sa fierté. mais bien sur, il se sent obligé de lui répondre. de lui lancer des piques pour la faire craquer. pour la rendre folle. pour se venger de cette haine qu'elle lui jette à la gueule. "it's called professionalism, i know that you people have problems with this word..." le sourire qu'il tire, goguenard, résonne dans la fin de sa phrase. dans le même temps, il s'approche des divers boutons dont les lumières se sont éteintes. il ne reste plus que celui de l'ouverture des portes, et celui de l'appel au dépanneur. il tente le premier, sans succès. la soirée risque d'être longue. surtout que sinclair se met à lui parler sur un ton qui l'irrite. des ordres, de sa part ? trop pour cole. "don't fucking tell me what to do sinciair." qu'il lui balance, tournant à nouveau le regard vers elle. comme pour la fusiller de ses prunelles sombres. "you'd remember that i'm not taking orders from you anymore." il est épuisé. et pourtant, sa fierté vient prendre le relai pour un combat stupide. mais il se doit de lui faire comprendre qu'il domine la situation. il en va de son honneur. de toute façon, il n'allait pas dormir cette nuit. il n'a rien à perdre.
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